jeudi 15 janvier 2026

CLAP DE FIN

 



CLAP DE FIN

« Il est temps de décider que l’on doit terminer, car tant qu’on ne l’a pas décidé, ça continue. » 

C’est cette phrase imbécile — mais pas plus imbécile que « Tout ce qui ne tue pas rend plus fort » — que je suis enfin parvenue à formuler durant l’insomnie d’une nuit. 

Je me suis levée et j’ai inscrit le mot FIN sur l’année 2025. Je savais bien que nous étions déjà en 2026, mais cela n’était pas suffisant, il fallait décider que c’était un clap de fin. 


Un clap de fin pour notre combat pour faire reconnaître par le gouvernement français, les milliers d’adoptions internationales illicites. Nous avons compris que c’était terminé, que plus aucun politique ne reprendrait ce dossier, pourtant abouti, que la dissolution du 9 juin 2024 a anéanti en une fraction de seconde. C’est terminé, ils sont passés à autre chose de plus important, ils briguent d’autres mandats, le scandale des adoptions n’a jamais été un véritable scandale, trop de politiques, trop de familles, trop de people y sont impliqués. Ils savent que nous vieillissons et qu’il suffisait d’attendre que nous soyons trop fatigués, trop vieux. Voilà, on y est. 

Il est temps de vivre. 

Clap de fin. 


Un clap de fin pour mon combat pour dénoncer les implants vaginaux et l’emploi du polypropylène dans notre corps. Un matériau soi-disant inerte selon les médecins, mais qui nous ronge, qui nous infecte et qui migre dans nos organes. La temporalité de la justice n’est pas la même selon que l’on est une victime lambda ou un politique. Là aussi, il suffit de faire traîner, les plaignantes et les milliers de victimes vont finir par se lasser, surtout si on leur demande de verser des sommes en consignation afin d’être certain que leur plainte ne soit pas abusive. En 2017, j’étais parmi les trois premières à alerter et je serai la première à renoncer à poursuivre. Je me lève et je me couche chaque jour en devant effectuer des gestes qui me rappellent les dégâts de l’implant qui est dans mon corps. Rien ne peut être abusif dans ma plainte, je n’ai pas à le prouver en versant des garanties. 

Il est temps de le dire

Clap de fin.


Un clap de fin pour terminer l’histoire de mes seins. 

Il est temps que je renonce à les conserver. 

Clap de fin. 


Un clap de fin pour une histoire d’amour qui s’est terminée dans la trahison d’un roman. 

Il était temps que je comprenne. 

Clap de fin.


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